Chez toi ou chez l’autre, cuisiner et manger l’injera, c’est apprendre à écouter et à savourer ensemble. Quelle meilleure philosophie ?

Ahhhh..quand les gens parlent de l’injera comme d’une simple “crèpe”, je m’emporte !

C’est une assiette et une cuillère.
Un support et un socle.
C’est une façon de penser la cuisine et de la partager pour beaucoup de familles d’Éthiopie, d’Érythrée, et de la diaspora.


Le teff

L’injera, c’est d’abord une histoire de teff, cette petite graine ancienne, naturellement sans gluten, cultivée depuis des millénaires sur les hauts plateaux d’Abyssinie.
Elle pousse là où peu de choses poussent. Elle est robuste et résiliente. Comme son peuple.

Fermentée pendant plusieurs jours, la pâte devient légèrement acide et c’est là tout son charme. Chaque maison a son goût, son dosage, son secret.

Le préparation de l’injera est un rituel…


On verse la pâte, on fait tourner la louche avec souplesse, et on attend l’apparition des petites bulles…

Et dans cette danse, il y a l’habileté d’une main et la curiosité d’un enfant qui guette la première vapeur.

L’injera, c’est le tapis de l’hospitalité.
On y dépose le doro wat, le shiro, les lentilles, les légumes sautés…
Et on mange à plusieurs, en piochant dans la même galette, avec les doigts et avec le respect.
pas d’assiettes individuelles, on partage ou on ne mange pas

C’est un plat qui refuse la solitude, qui se fait fermenter doucement, qui se donne à manger sans outil, ce n’est pas seulement une recette.

C’est une vision du monde : celle où la patience, le collectif, et la simplicité valent bien plus que le reste.

SI vous voulez essayer, la recette de l’injera arrive bientot sur le site !

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